L’histoire

Histoire du pèlerinage des mères et des pères

  • Cotignac, berceau d’origine

Les pèlerinages des pères et mères de famille se sont développés autour d’un sanctuaire au sud de la France dans le diocèse de Toulon/Fréjus : Cotignac. La Sainte Vierge-Marie et Saint Joseph, son époux y sont apparus ; la première apparition, le 10 août 1519 et la deuxième le 7 juin 1660. Louis XIV et sa mère Anne d’Autriche y vinrent en pèlerinage le 21 février 1659 en action de grâce pour le vœu de Louis XIII : la naissance d’un héritier.C’est naturellement vers ce sanctuaire que les pèlerinages des pères et mères de famille reprennent vie dans les années 1980. Les participants, rapidement nombreux, plus de 600 pour les pères, sont encouragés à fonder dans leur région d’origine de semblables démarches. Dès lors, de nombreuses initiatives voient le jour à Toulouse, Clermont Ferrand, Besançon, Auray, Saumur, Rouen et enfin Boulogne-sur-Mer en 1996. Puis au Mont Saint Michel …

La date est immuable et commune avec celles du pèlerinage de Cotignac : le premier WE de juillet pour les pères et le deuxième de juin pour les mères. Ce pèlerinage se déroule sur quatre demi-journées à partir du vendredi soir jusqu’au dimanche à midi. Il est conclu par un pique-nique familial aux abords de Boulogne. La vie au sein des groupes est simple et fraternelle. Chaque soir, un bivouac avec des tentes dortoirs montées autour d’une tente chapelle accueille les pèlerins.

 Le pèlerinage des mères,  qui démarra en 1998 évolua. Au démarrage le pèlerinage se déroulait comme celui des pères, le deuxième week-end de juin. Depuis 2015, en lien avec la paroisse Sainte Marie Étoile de la Mer, le pèlerinage des mères est rattachée à la fête de Notre Dame de Boulogne-sur-Mer le premier WE des vacances de la Toussaint (une journée de marche au début puis 2 jours depuis 2017).

Ces pèlerinages sont encouragés par l’Évêque d’Arras

  • Histoire de Notre-Dame de Boulogne

Vers la fin du règne de Dagobert (VII° siècle), un navire sans rame ni voile, dans lequel on découvrit une statue de la Vierge à l’Enfant de provenance orientale, abordait au port de Boulogne sur Mer.

Une chapelle est alors édifiée sur les lieux de cette « apparition miraculeuse” pour abriter la statue.

Séduite par le culte de la Sainte Vierge, la Comtesse Ide de Boulogne s’attelle en 1090 à transformer la chapelle en véritable église.

Aux XIIe et XIIIe siècles, Boulogne devient une étape majeure sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle et attire des foules de pèlerins dont de nombreux Rois de France, depuis Philippe Auguste jusqu’à Louis XV. Mais aussi Sainte Jeanne d’Arc, Saint Jean-Baptiste de la Salle, Saint Benoît Labre sont venus y prier.

En 1330, une église est aussi édifiée près de Paris pour honorer Notre-Dame de Boulogne, dans ce qui va devenir Boulogne-Billancourt.

Au cours de son étrange histoire, la statue est plusieurs fois volée, cachée, retrouvée, endommagée, jusqu’en 1793 où seule sa main droite peut être sauvée du bûcher. La cathédrale est aussi détruite avec la Révolution.

C’est l’abbé Haffreingue qui, en 1822, sans le sou et sans aucune formation d’architecte, se fait offrir par son père les ruines de la Cathédrale. L’appel aux dons pour la reconstruction de l’édifice remplit mieux que prévu son office. Au point que le dôme est rehaussé jusqu’à 103 mètres de haut, permettant ainsi aux marins de le voir de la mer, et de s’en servir de phare.

De 1943 à 1948, quatre reproductions de la Vierge de Boulogne, appelée aussi «Notre Dame du Grand Retour», chacune montée sur un char, parcoururent 120000 km à travers la France, visitant 16 000 paroisses, en provoquant un élan de foi, prières et conversions sur son passage.

Notre Dame de Boulogne est fêtée le 22 octobre.

Les fragments de la main de la statue sauvée des flammes, sont vénérés dans un reliquaire présenté aux fidèles sous le dôme de la basilique.

  • Chant des pèlerins à Notre Dame de Boulogne

“A l’abri du cœur de ton Fils”

Refrain

Marie, Ô Marie merveilleuse étoile sur l’océan infini,

Tu me conduis, Ô Vierge Marie,

Au port à l’abri du cœur très doux de ton fils.

1) Et malgré les coups de vent, les tempêtes et les tourments, qui me détournent du bon cap,

Tu restes fidèle devant moi, amer sûr et pur, guide infaillible de ma foi.

2) Et je chante Magnificat au doux rythme des vagues de ton cœur, uni au Sauveur.

Chant d’amour reconnaissant jailli de mon cœur d’enfant. Merci Jésus pour le don de ta Mère.

3) Jamais je ne quitte des yeux l’astre brillant, dont les feux m’empêchent de sombrer dans la nuit.

Tu maintiens ferme et droit le cap de mon âme, tourné vers la lumière du Père.